\begin{figure}
\centerline{\includegraphics[width=16cm]{\local/FIGURES/guichard.eps}}
\caption{\label{fg:guicharddiurne}}
\end{figure}

C'est d'ailleurs une des idées sous-jacentes à tout ce travail depuis
le début~: introduire explicitement une échelle intermédiaire entre
les paramétrisation en diffusion et les paramétrisation de convection nuageuse.
Nous pensons avec Jean-Yves Grandpeix pouvoir avec les différents
développements effectués ces dernières années au LMD sur le modèle du
thermique pouvoir nous attaquer à un problème bien connu des modèles 
de climat~: la mauvaise représentation du cycle diurne de la convection
précipitante sur les continents.
Alors que les orages ont leur maximum généralement en soirée ou en
début de nuit sur les continents, les modèles tendent systématiquement
à les prédire en phase avec le cycle diurne, en tout début d'après
midi.
C'est ce qui est illustré sur la \fig{guicharddiurne}.
Les courbes sur cette figures représentent les résultats de la précipitation
lors de simulations d'un cas de cycle diurne de la convection autour
du site d'observation ARM dans les grandes plaines américaines.
Dans les simulations à méso-échelles (les modèles utilisent ici
des résolutions kilométriques et résolvent donc uniquement les nuages
convectifs mais pas les structures de la couche limite), le
maximum du cycle diurne a lieu dans la soirée comme dans la réalité.
Les versions unicolonnes des modèles de circulation générales,
forcés avec les même champs que les modèles méso-échelles, produisent
un cycle diurne en phase avec l'ensoleillement.
Les schmés du bas présentent l'évolution des nuages associés au cours de
la journées.
On espère, avec le modèle du thermique, pouvoir simuler la phase
de petits cumulus en début de journées et pouvoir prédire le déclanchement
de la convection profonde plus tard dans la journée.
A l'autre bout, la prise en compte de l'auto-entretien de la convection
par les poches froides devrait permettre de retarder l'arrêt de
la convection en fin de journée.

Le site instrumenté de l'IPSL pour les moyennes latitudes et 
la campagne AMMA d'étude Multi-échelle de la mousson en Afrique de l'Ouest
pour les tropiques
devrait fournir un cadre particulièrement pertinant pour ce travail
sur le cycle diurne des nuages continentaux.

La paramétrisation nuageuse, pour être adoptée dans le modèle de climat,
devra également être capable de traiter des nuages très différents,
comme les stratocumulus des régions de subsidence sur les bords
Est des océans tropicaux.
La transition entre strato-cumulus et cumulus d'alizés pourrait necessiter
de sophistiquer d'avantage le schéma, en introduisant par exemple
un compartiment suplémentaire de descente dans la paramétrisation
pour rendre compte de la possible importance dans l'organisation nuageuse
des subsidences asociées à l'instabilité d'entrainement en sommet de
nuages.
