
De nombreuses personnes devraient être remerciées en préambule
de ce document.

D'abord les différents étudiants que j'ai eu le plaisir d'encadrer à différents
niveaux et qui ont contribué à des titres divers à l'avancé des
travaux présentés ici.
Plutôt que de dresser une liste dans ce préambule, ils sont mentionnés
au fil du texte.
Certains étudiants ont trouvé un poste~; quelques'uns malheureusement
sont venus remplir
les bataillons de la précarité que nous avons laissé prospérer autour
de nos instituts de recherche.

Je veux remercier aussi bien-sûr les collègues proches, qui gravitent
autour du noyau dûr du "LMD-Jussieu", et avec qui nous avons construit
pierre après pierre, un environnement de travail à la fois sérieux
et sympatique.
J'ai parfois l'impression, quand je pense à cet environnement
d'être dans une niche écologique, où la bonne volonté,
l'intelligence, l'originalité
et le désir d'avancer ensemble dans la bonne humeur,
l'emportent encore sur
le carriérisme et la surenchère programmatique et technocratique~;
où l'on sait encore qu'avant d'aller jouer les moulins à vent 
de meetings en projets européens, il faut avoir du grain à moudre et donc
commencer par labourer, semer, moissoner.

Je veux enfin remercier ici ceux des chefs qui m'ont épaulé
à un moment ou un autre au cours de ces travaux. Comme ils auront
peut-être plus de mal à se reconnaître, je citerai en particulier
Olivier Talagrand,
Jean-Paul Huot, Gérard Mégie, Sylvie Joussaume, Hervé Le Treut et
Claude Basdevant.







\complement{
Ces moulins à vents qui courent de réunions en meetings, de programmes
nationaux en projets européens et qui
ont oublié que pour avoir quelque chose à moudre, il fallait commencer
par labourrer, semer, moissonner et battre le grain, sans compter les
réparations et éventuelles innovations sur la forme de la charue ou la
façon de semer.
Le moulin à vent parfait n'existe pas vraiment même si je sais que
beaucoup mettront très
vite leurs quelques noms favoris derrières cette image.
Je sais aussi que le goût du pouvoir et la mesquinerie ne sont pas des
inventions de ces dernières décénies et qu'une partie de ce combat doit
être mené durablement et plus sereinement.
En même temps, je crois pouvoir dire que j'ai assisté depuis mes débuts en
thèse au LMD à un glissement, à des dérives et à des pertes de repères, dont
la plus domageable humainement est peut-être l'acceptation
de la précarisation du travail, sous forme de contractuels regroupés parfois
dans des pools d'ingénieurs deconnectés des équipes de recherches, et qui
seraient sensés souvent être des pièces maîtresse de la réalisation des 
travaux vendus à droite et à gauche.
Généralisation d'un discours technocratique et guerrier pioché dans le
prêt à penser de notre idéologie dite libérale.
Course au contrat encouragée par les instances et par la diminution systématique
des soutiens de base, technocratisation des programmes nationaux dont
certains ont pourtant su jouer à une époque un rôle d'impulsion.
Les aspects sur le couplage avec la chimie se sont fait malgré le PNCA.
Comités et assumer la direction, choses importantes.
Je ne sais pas bien ce qui restera de tout ce travail dans 10 ou 20 ans
Redessiner un peu la ligne du soc. Parfois de manière astucieuse ?
Reconnaître de temps en temps une jolie moission.
Impulser plutôt que diriger.
avoir participé à notre compréhension de certains problème en 
espérant avoir contribuer de façon indirecte à la compréhension collective
Me reste en tous cas déjà le plaisir d'avoir participé à une jolie aventure
collective dont certains aspects sont retracés dans ce manuscrit.
}

\complement{
A l'heure où la géopolotique nous
ramène souvent à l'age de Pierre (en témoignent les interventions
militaires de la France au Kosovo, d'autres en Irak ou le réveil des
extrémismes et fanatismes de tout poils)
je voudrais remercier ceux qui ont permis d'utiliser les 
prouesses techniques de notre civilisation moderne pour aller poser une petite
sonde sur un sol gelé à l'autre bout du système solaire.
A l'heure ou la technocratie, renforcée chaque jour par une Europe
deconnectée des réalité et servie par 
je voudrais dire le plaisir que j'ai de travailler au LMD, dans une
équipe qui sait ...
}

