\section{Applications}

Nous avons bien sûr appliqué cette approche à l'évaluation de l'effacticité
des réseaux TICE \cite{Hour:00GRL}.
Dans ce cas, l'approche inverse permet de remplacer tous les lieux possibles
d'explosions par seulement 80 points: les stations.
On fait donc comme si l'essai avait lieu à la station.
On injecte l'équivalent xenon d'une explosion de 1~kt équivalent TNT
(spécifications du TICE) au niveau du détecteur $D$. On remonte le temps
avec le modèle LMD-ZT et on dit qu'il y a détéction par le détecteur $D$
d'un essai effectué en un lieu $S$ du globe
si la rétroconcentration en $S$ dépasse le seuil de
détection. La \fg{TICE} montre des cartes de probabilité de détection 
reconstituées à partir de tels calculs effectués à partir d'un grand
nombre de situtations météorologiques pour les mois de janvier et Juillet
(original en couleur).


\begin{figure}
\centerline{{\includegraphics[width=17cm]{\local/FIGURES/numf.eps}}}
\caption{Cartes de probabilité de détection ({\bf a}, $\%$) d'essais sub-surface par le
réseau gaz nobles (en pratique à partir de la détection du $^{133}Xe$)
pour les mois de juillet et janvier. Les points correspondent aux emplacements
des 80 stations du réseau TICE et, parmi eux, les points gris correspondent
aux stations gaz nobles. Les cartes du bas ({\bf b})
correspondent aux nombre moyen
de stations détectant un essai. \label{fg:TICE}}
\end{figure}

 Au delà des aspects nucléaires, cette approche de l'inversion
du transport devrait pouvoir être appliquée à de nombreux problèmes inverses,
en particulier pour des traceurs linéaires. C'est le cas par exemple
de l'inversion des sources et puits de CO$_2$ et nous collaborons actuellement
en ce sens avec l'équipe de Phillipe Ciais au LSCE.

